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Publié par Jonathan et Mélissa Mialon

Description:

Chaque année, l'Américain moyen mange 15Kg de fromage (triple de ce qu'ils mangaient en 1970) et soixante kilos de sucre (environ vingt-deux cuillères à café par jour). Nous ingérons 8500 milligrammes de sel par jour, soit le double de la quantité recommandée, et presque rien de tout cela ne vient de la salière sur notre table. Cela provient des aliments transformés. Il n'est pas étonnant, alors, qu'un adulte sur trois et un enfant sur cinq, soit cliniquement obèse. Il n'est pas étonnant que 26 millions d'américains aient le diabète, alors que l'industrie des aliments transformés aux États-Unis représente 1 milliard de dollars de ventes annuelles et que le coût économique total de cette crise sanitaire se rapproche de 300 milliards de dollars par an.

Dans "Sel, sucre, graisse", le lauréat du prix Pulitzer et journaliste d'investigation, Michael Moss montre comment nous en sommes arrivés là Le livre est doté d'exemples de certaines des entreprises les plus connues (et rentables) et qui ont marqué la moitié du siècle dernier, y compris Kraft, Coca-Cola, Kellogg, Nestlé, Oreos, Cargill, Capri Sun, et bien d'autres. Le récit explosif de Moss, qui tente de redonner du pouvoir au consommateur, est méticuleux, et souvent, ses découvertes ouvrent les yeux.

Moss nous emmène dans les laboratoires où les scientifiques de l'agroalimentaire utilisent la technologie de pointe pour calculer le "blissing point" des boissons sucrées ou améliorer la "texture en bouche" de la graisse, en manipulant sa structure chimique. Il déterre des campagnes de marketing, conçues de la même façon que celle pour le tabac, où les entreprises réorientent les préoccupations au sujet des risques pour la santé de leurs produits: retirer un ingrédient, en rajouter deux autres, et vanter la nouvelle ligne comme "sans matières grasses" ou "à faible teneur en sel". Il parle à des dirigeants d'entreprises, qui confessent qu'ils ne pourraient jamais produire des alternatives réellement saines pour leurs produits, même avec une réglementation sérieuse.

Autrement dit: L'industrie elle-même cesserait d'exister sans sel, sucre et gras. Tout comme des millions de «gros utilisateurs» (le terme sous lequel les entreprises se réfèrent à leurs plus ardents clients), qui sont accros à ce trio séduisant, les entreprises ne peuvent plus s'en passer. Vous ne regarderez plus jamais une étiquette nutritionnelle de la même façon.

Nous avons découvert ce livre à travers le blog du directeur de notre école d'ingénieurs Agrosup Dijon. Nous l'avons tout de suite acheté, en Mai 2013. Il n'est pour le moment (fin Mai 2013), pas encore traduit en français, espérons que cela change rapidement. Moss a interrogé des centaines de personnes dans les plus grandes compagnies agroalimentaires du monde, pendant près de 4 ans, pour arriver à partager avec le lecteur les dessous de l'agroalimentaire. Malheureusement, comme nous avons été formés par ces même géants, les pratiques ne sont pas une surprise, mais nous avons encore appris beaucoup de choses, qui vont certainement servir à Mélissa lors de son doctorat. Moss fera parti des personnes qu'elle va s'empresser de contacter pour ses investigations!

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"Sel Sucre Graisse" - M.Moss

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