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Publié par M

Après avoir vu la campagne « OGM j’en veux pas dans mon assiette », puis la seconde campagne qui a suivie « OGM j’en veux toujours pas », nous nous sommes dis qu’il serait intéressant de partager nos connaissances sur les Organismes Génétiquement Modifiés (OGM).

À l’heure actuelle, certains OGM sont autorisés à la culture dans l’Union Européenne et sont, par conséquent, automatiquement autorisés dans tous les Etats Membres (dont la France fait partie). Cependant, la France interdit la culture d’OGM sur son territoire (à l’exception des études scientifiques). Et pourtant, la majorité des français, y compris nous jusqu’à ce que nous fassions de plus amples recherches, pensons ne pas consommer d’OGM. En effet, si on demande aux gens si ils ont déjà consommé des OGM, la plupart répondront que non et que seuls nos cousins américains en mangent.

Soyons plus clairs, la France interdit la culture mais pas la consommation d’OGM. On n’a donc pas le droit de les cultiver mais on peut très bien importer des OGM et les utiliser dans la composition des aliments, en toute légalité et sans même avoir besoin d’avertir les consommateurs.

En cliquant sur ici puis sur « search » (désolé mais ce n’est disponible qu’en anglais), vous accéderez à la liste des OGM qui sont autorisé dans l’alimentation humaine et animale en Europe. Il y a donc 8 espèces OGM de cotons, 27 de maïs, 3 de colza, 1 de pomme de terre, 7 de soja et 1 de betterave à sucre qui sont autorisé dans notre alimentation.

On est alors tenté de se dire « tant que je ne mange pas de ces aliments (d’ailleurs qui mange du coton…), je suis tranquille ». En fait ces végétaux ne sont pas utilisés tels quels mais en tant qu’additifs dans les produits de l’agro-industrie. Il est donc tout à fait possible de retrouver de l’amidon de pomme de terre OGM dans un yaourt allégé (le pourquoi de la pomme de terre dans un yaourt dans l'article "le poids de l'allegé").

Pour exemple, Peter Brabeck, président de Nestlé a affirmé en 2008 que les OGM sont « une des technologies les plus sûres que nous ayons jamais vues, bien plus sûres que (les produits) biologiques ou écologiques à la mode en Europe". (l'article Le Point ici). Il nous parait important de souligner que Nestlé travaille en partenariat avec l’industriel General Mills, un des plus gros producteur de céréales OGM au monde. Il y a donc fort à parier qu’aujourd’hui les céréales petit déjeuner de Nestlé, par exemple puissent contenir des OGM. Et ceci n’est qu’un exemple parmi tant d’autres.

Mais il y a également tout ce que nous consommons indirectement. En effet, la très grande majorité des animaux d’élevage sont nourrit avec du maïs ou du soja OGM avant d’être abattu et de se retrouver dans notre assiette.

Pourtant, l’avenir n’est pas forcément sombre. Il existe un bon nombre de solutions et d’alternatives. Pour tous ceux qui se soucient des conséquences des OGM sur l’environnement ou sur notre santé et qui ne souhaitent pas en consommer, en attendant des preuves scientifiques concluantes, il existe un moyen très simple de ne pas en consommer : les produits BIO.

Le Règlement (CE) No 834/2007 du conseil du 28 juin 2007 régule la production d’aliments biologiques et l'étiquetage des produits biologiques. Ce texte stipule que les produits biologiques ne doivent pas contenir d’OGM (définition 9 page 2). Un produit ne peut donc pas recevoir de label BIO s’il contient des OGM.

Nous ne sommes pas forcément pour ou contre les OGM, mais sans connaître les effets qu’ils peuvent avoir sur le long terme sur notre santé, nous préférons choisir de ne pas en consommer. Nous devrions tous être au courant et libres de faire ce choix.

Maintenant à vous de décider !

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http://referentiel.nouvelobs.com/file/3532941-insecticides-les-ravageurs-resistent-grace-aux-bacteries.jpg

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