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Publié par M

Cette semaine, abordons un sujet délicat. Le net est plein d’info sur le lait, que ce soit le lait maternel et l’allaitement ou le lait de vache dans l’alimentation. En tant qu’ingénieurs de l’agroalimentaire, maintenant tournés vers la santé, la vraie, nous souhaitons éclairer nos lecteurs pour qu’ils se fassent leur propre opinion. Cet article risque de ne pas plaire à tout le monde…

Le lait maternel

Soyons clair dès le début. La vache allaite le veau, la jument allaite le poulain, etc. La femme, jusqu’au développement industriel, a toujours allaité son enfant. Selon la FAO, seulement 3% des mères connaissent un manque total ou presque de lactation. L’allaitement est presque devenu un tabou. Un bon médecin tentera toujours de trouver une solution pour éviter d’avoir recours au lait infantile. Par exemple, l’été, la femme peut manquer de lait, un bon médecin lui proposera de s’hydrater d’avantage. Poussons la réflexion jusqu’au bout. Sans vouloir entrer dans une polémique, le terme de « nourrice » évoque à la base le rôle de ces femmes qui nourrissaient les bébés des autres mamans… Les nourrices étaient donc là pour se substituer aux mamans, alors qu’aujourd’hui, on donne ce rôle aux produits de l’agroalimentaire. Et si l’allaitement n’est pas possible, la maman ou la nourrice, surtout avec les progrès techniques actuels, ont toujours la possibilité de tirer leur lait.

Selon l’Organisation Mondiale de la Santé, l’allaitement maternel exclusif est recommandé pendant les six premiers mois de la vie de l’enfant. La poursuite de l’allaitement jusqu’à deux ans est fortement recommandée également. Nous ne citerons ici que trois exemples, qui expliquent pourquoi la nature fait bien les choses. Aucun substitut du lait maternel n’est en mesure d’apporter les anticorps contenus dans le lait de la maman, qui protègeront de façon naturelle le bébé. L’allaitement maternel réduit également les risques de cancers du sein chez la femme. La nature, fort bien faite, permet à la femme qui allaite d’utiliser le gras accumulé pendant la grossesse pour produire son lait. Ainsi, les graisses sont brulées naturellement (sans régime).

Bon, mais le lait maternel, c’est gratuit… Ah ! Pas bon pour les marchands de lait infantile. Il existe donc toute une propagande pour faire oublier aux femmes leur propre nature, voire même leur faire rejeter l’allaitement.

La dernière nouveauté, qui, nous l’espérons n’attirera pas plus de nouveaux clients mais indignera, est le Babynes. C’est une nouvelle machine type machine à café, mais pour le lait infantile. D’autres machines du genre sont également adaptées pour recevoir du lait chocolaté une fois que bébé aura grandi. Qu’est-ce qui est dangereux là dedans ? C’est le côté marketing utilisé, avec l’image de luxe et de qualité associée à la machine à café du fabriquant. Que la machine à café véhicule une certaine image et propose des produits dont les clients sont satisfaits, ok. Mais jouer sur cette image pour vendre le Babynes aux mamans qui veulent être tendance, c’est dangereux. Une maman, même si elle ne veut pas allaiter, ne devrait pas choisir les produits de substitutions selon la mode du moment, mais plutôt selon les recommandations de son médecin… Bien entendu, il faut que le médecin soit intègre et ne soit pas associé aux entreprises agroalimentaires qui vendent les laits infantiles. C’est tout une autre histoire…

Pour le lait infantile, comme pour tous les produits agroalimentaires d’ailleurs, le marché des pays développés est à saturation. Les entreprises se tournent maintenant vers les pays pauvres, et le lait infantile n’y échappe pas. Dans ces pays, les entreprises ventent les mérites de leurs produits sans scrupules ni éthique. Là où le lait maternel présente une façon gratuite de nourrir son enfant, les géants de l’agro industrie n’hésitent pas à mettre les moyens pour promouvoir leurs produits. D’autant plus que les réglementations y sont beaucoup plus légères que dans nos pays. Voici un article de l’UNICEF qui présente le cas du lait infantile dans les pays pauvres.

Le lait et les produits laitiers

Le lait, un autre sujet qui déchaîne les passions. L'industrie laitière est la deuxième industrie agroalimentaire de France en termes de chiffre d'affaire, derrière la viande.

Là aussi, commençons par une observation. L’Homme est le seul à consommer le lait d’une autre espèce. Cette consommation a commencé pour certaines populations avec l’élevage des animaux.

En grandissant, les capacités à digérer le lait s’amenuisent (la nature est bien faite, ne l’oublions pas). Certaines personnes, dont les ancêtres ne consommaient pas ou peu de lait, deviennent intolérantes au lactose. Là où le marketing et le lobbying du lait font encore fort, c’est que ces personnes qui ne digèrent pas bien le lait s’obstinent à trouver un substitut. Pourtant, toutes les recettes de cuisine ne reposent pas sur le lait. Mais on nous fait croire que « Les produits laitiers sont nos amis pour la vie » !

On peut également s’étendre sur les conditions d’élevage des animaux. La vache, fécondée artificiellement, donne naissance à un veau, qui sera éloigné de sa mère dès les premières heures de sa vie. La vache est donc une vraie usine à lait et n’a le droit à aucun respect. Bon, de toute façon, on lui faisait manger les restes de ses congénères à une époque, donc rien de surprenant.

Le matraquage français en faveur des produits laitiers, notamment à travers le Programme National Nutrition Santé (PNNS), et la recommandation de 3 produits laitiers par jour (voir 4 pour les adolescents et plus de 55 ans), est pourtant douteux.

Le principal argument en faveur de la consommation de produits laitiers est le fait qu’ils apportent le calcium et la vitamine D, essentiels pour la santé osseuse. La vitamine D favorisa l’absorption du calcium dans le corps.

Les femmes australiennes, scandinaves ou américaines, qui consomment beaucoup de lait, ont pourtant des taux élevés d’ostéoporose en comparaison des femmes chinoises, qui ne boivent que très peu de lait, mais ont une activité physique plus importante. Certains citent les apports en vitamine D comme explication. Pourtant, les australiennes sont bien plus exposées au soleil, donc produisent beaucoup plus de vitamine D que les chinoises. Ces données changent évidemment très rapidement avec la mondialisation et l’internationalisation des régimes alimentaires. Bientôt, toutes les preuves auront disparu !

Pourquoi le PNNS ne cite, pour l’apport de vitamine D, que le poisson gras, les œufs ou les produits laitiers, alors qu’on en produit suffisamment si on s’expose au soleil ? Ah oui, mais c’est vrai, on passe maintenant nos journées enfermés. On retrouve également de la vitamine D dans les champignons, à l’automne, quand le soleil commence à se faire rare. Tient, la nature est bien faite là encore ! En ce qui concerne le calcium, on en retrouve dans les légumes verts (épinards, chou, cresson par exemple). Ce n’est pas pour rien que les vaches mangent de l’herbe et qu’on retrouve autant de calcium dans leur lait. Mais attention, votre argent n’ira pas dans les mêmes poches donc il ne faut pas le dire... Au lieu d'aller à l'industrie laitière, cela inciterait les gens à manger plus de fruits et légumes, qui rapportent moins.

Ce qui est terrifiant, c’est que toutes les écoles françaises de médecine, de nutrition, de diététique, etc, forment leurs étudiants sur les bases du PNNS, sans autre ouverture d’esprit. Devant la loi française, le PNNS est également le texte de référence. Nous avons eu la chance de notre vie en faisant une année d’études en Irlande et en y apprenant la vraie nutrition, un peu moins soumise aux pressions financières, où tous les arguments sont mis sur la table. Les recommandations du PNNS (pour la France) sont, de toute évidence, formulées sous la pression des différents lobbies de l’agroalimentaire. Mélissa prépare une thèse pour comprendre plus en détails ce problème majeur de santé publique.

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Le lait

Commenter cet article

windows live tech support 30/12/2013 09:39

This is a very helpful discussion. The comparison of the milk against breast milk was very informative. The benefits of breast milk over the ordinary milk is many and so mothers should feed their children so that they are ensured of the vital proteins needed for them to grow.

Alexia 31/05/2013 02:10

Je suis d'accord pour l'allaitement, trop de femme ne se rendent pas compte que l'option lait industriel n'est sensé être qu'une solution de repli pour celle qui ne peuvent pas faire autrement et qui présente des désavantages conséquents. (Ca me fait penser à ces femmes qui veulent une mère porteuse juste pour ne pas subir les déformations et autres désavantages de la grossesse, je trouve ça triste)

Sinon pour donner un peu de perspective par rapport à la phrase : L’Homme est le seul à consommer le lait d’une autre espèce. Même si ce n'est pas tout à fait comparable, mais quand même intéressant à mettre en parallèle, les fourmis élèvent, protègent et s'occupent de "troupeaux" de pucerons pour se nourrir du miellat qui sécrètent. Comme pas il n'y a pas que l'horrible être humain qui pratique l'élevage!

Quant à La vache, fécondée artificiellement, donne naissance à un veau, qui sera éloigné de sa mère dès les premières heures de sa vie. La vache est donc une vraie usine à lait et n’a le droit à aucun respect. C'est la même chose à peu près pour toutes les sortes d'élevage. C'est vrai que ça fait un peu mal au cœur. Certains agriculteurs ne voient leurs vaches que comme des machines à lait, mais beaucoup quand même aiment leurs vaches et les cajolent. Il ne faut pas faire passer tous les éleveurs pour des monstres sans cœur.

Pour l'ostéoporose, ya quand même pas que le calcium comme facteur influençant l'apparition de la maladie, donc bon...

Et pour ce qui est de pousser les gens à manger un minimum de produits laitiers, ça peut être judicieux si ceux-ci n'ont pas assez d'apports de calcium par ailleurs. Combien de gens n'aiment pas ces légumes dont vous parlez, il peut donc être plus facile et agréable de consommer du lait, dans lequel il est présent en grande quantité. Cela dit, c'est vrai qu'ils pourraient plus parler des autres sources de calcium.

Et pour finir, les laitages c'est bon, et c'est pas mauvais pour la santé alors bon! Tant mieux s'il y en a qui se font du fric avec ça (tant qu'ils n'abusent pas de ce pouvoir bien sur, et si on regarde pas la répartition du fric dans la chaîne de production...).

Jonathan et Mélissa Mialon 31/05/2013 03:34

Merci pour ton comm Alexia.
Concernant l'Homme et la consommation de lait, nous ne connaissions pas cette pratique chez les fourmis. C'est quand même très rare apparemment, puisqu'il n'existe qu'une seule autre espèce qui fait ça. Et puis certainement que les pucerons ont quelque chose à y gagner, ça doit être une relation symbiotique, et pas une l'exploitation comme l'Homme et les animaux qu'il élève. En ce sens, les vaches n'ont pas le choix.
Nous n'avons jamais dit que l'être humain est "horrible", mais qu'il faudrait repenser notre relation avec la nature. Ça nous fait plus de mal que de bien de tout épuiser autour de nous. Il existe des élevage, comme Démeter, où les relations avec les animaux sont différentes. On développera ça dans d'autres articles. Mais autant que les gens sachent d'abord comment ça se passe pour le moment, sinon pourquoi proposer des alternatives?
Concernant l'élevage des vaches, bien sûr que les éleveurs aiment leurs animaux. Nous avons visité plusieurs exploitations agricoles tout au long de nos études. Mais ils faut dire la vérité aux gens sur les pratiques d'élevage, et là encore, qu'ils se rendent compte d'où vient leur nourriture. C'est absurde d'en arriver à ne plus faire de lien entre notre assiette et le champ. Nous sommes là pour donner des info aux gens, comme on nous en a donné pendant nos études, et ça nous a fait réfléchir. Pour prendre un exemple simple, même si une mère aime son enfant, mais qu'elle le bat (elle peut penser que ça l'aidera à l'éduquer), il faut remettre en cause ses pratiques si on pense que ce n'est pas moral et les dénoncer.
Pour l'ostéoporose, tu as raison, il n'y a pas que le calcium. Le problème c'est que le gouvernement utilise cet argument pour promouvoir la consommation de laitages, alors que la corrélation laitages/ostéoporose est controversée, comme décrit dans l'article.
Pour le calcium, comme tu le soulignes, ce qui nous déranges c'est que les autres sources de calcium sont négligées. On a tendance à donner aux enfants des laitages et pas forcément des légumes verts, alors que c'est pendant l'enfance que le goût se développe. Si les médecins faisaient la promotion de ces légumes plutôt que du lait, peut être que plus de personnes les aimeraient.
On n'est quand même pas obligé de pousser les gens à prendre 3/4 produits laitiers par jour pour couvrir l'ensemble des besoins, alors qu'en même temps on parle de diversité dans l'assiette !
Le problème est clairement économique.
Oui les laitages c'est bon au goût, pas mauvais pour la santé, à relativiser, vu le nombre d'intolérants qui se forcent à trouver une alternative, proposées par ceux là même qui vendent le lait.... Et puis nous n'avons pas parlé des hormones et pesticides qui se retrouvent dans le lait de vache. Pourquoi ne pas promouvoir le lait Bio si c'est vraiment une question de santé? Et nous ne sommes pas étendus sur les conditions d'élevage, mais là c'est une affaire de conscience personnelle. Il existe des alternatives.
"Tant mieux s'il y en a qui se font du fric", de notre point de vue, là c'est limite quand même. Vu les méthodes de propagande utilisées pour promouvoir le lait et décrédibiliser les autres sources de Ca et Vitamine D, il est dangereux de laisser les industriels faire ce qu'ils veulent. Et on parle en connaissance de cause!
Le sucre n'est pas non plus dangereux pour la santé, mais pourtant, avec l'industrialisation, on voit les conséquences que ça a sur la santé des gens! Faire la promotion d'une seule source de Ca et Vitamine D, encore une fois, c'est limite.
Nous ne l'avons pas encore lu, donc nous n'avons pas voulu le promouvoir dans cet article, mais si ça t’intéresse, il y a un livre qui a l'air pas mal sur le lait et que nous allons bientôt lire (on a toute une liste en attente :): http://www.thierrysouccar.com/les_livres/nutrition/lait_mensonges_et_propagande_epuise
Si tu le lis, n'hésites pas à nous faire un retour critique :)
Merci!

Jonathan et Mélissa Mialon 30/05/2013 03:06

Merci Marjo pour ton commentaire et ton témoignage.
En effet, on comprend tout à fait ta démarche, et comme indiqué dans l'article, il y a des femmes qui ne peuvent pas allaiter, et notre article n'est pas là pour culpabiliser ces mamans, surtout pas. Merci d'avoir partager ton expérience. Le lait infantile a été développé comme un "médicament" pour les mamans qui ne peuvent pas allaiter et les formules sont aussi proches que possible du lait maternel.
Là où il y a un soucis, c'est quand on voit les chiffres, en France à peine 32% (http://www.leparisien.fr/laparisienne/maman/pourquoi-on-allaite-si-peu-en-france-14-10-2012-2231753.php) des bébés sont allaités à 3 mois. Les 68 autres % des femmes n'ont pas les problèmes que tu cites pour allaiter.
A notre avis, le milieu médical, n'accompagne pas de la bonne façon les mamans dans cette nouvelle vie. Comme pour nous deux, les professionnels de santé sont formés dans des écoles où les industries sont bien présentes, elles financent les recherches et les formations, etc. Par exemple ici en Australie, où il est interdit de faire la promotion du lait infantile (seules les infirmières et médecins le recommandent en cas de nécessité), les australiennes sont 56% à allaiter à 3 mois (http://www.health.gov.au/breastfeeding) et 63% en Suède. C'est le double des françaises! Pourtant nous sommes les même femmes....
De façon personnelle, dans notre entourage, une très bonne amie a rencontré plusieurs difficultés tout au long de l'allaitement de son bébé. A chaque fois, elle était sur le point d'arrêter. Le médecin lui a donné les solutions pour faire en sorte qu'elle puisse continuer, et à chaque fois, ça a marché. Par exemple, elle ne buvait pas assez d'eau, ou alors elle était trop stressée. Trop peu de médecins font cet effort.
Encore une fois, on n'est pas là pour culpabiliser les mamans qui n'ont pas réussi, mais uniquement pour dénoncer les lobbies en France qui arrivent à nous faire oublier ce que nous sommes.

Marjo 30/05/2013 10:36

Je suis tout à fait d'accord avec vous, malheureusement il y a l'activité professionnelle qui prime en France! Sur un groupe de 20 mamans qui nous suivions pendant la grossesse de nos bébés (tous prévus pour octobre 2012), seules 3 ont voulu allaiter et nous sommes 2 à ne pas avoir pu. Ce qui fait 1 bébé allaité sur 20! En effet je trouve cela très dommage, les autres n'ont même pas cherché à le faire.

Marjo 29/05/2013 15:41

Cet article me parle forcément beaucoup, pourtant je ne suis pas d'accord avec tous les points. C'était mon point de vue avant de tomber enceinte, je ne concevais pas de ne pas allaiter ma fille et malheureusement je n'ai pas "pu" (ce n'est pas un choix). Avec un bébé prématuré, la montée de lait ne se fait pas (c'est en tout cas MON cas avec un accouchement 2 mois avant terme) et le tire-lait a été une expérience horrible (vertiges, fatigue, doutes...). L'utilisation d'un tire-lait ne va pas de soi ;-) il faut être très en forme physiquement et moralement, et ce n'est pas le cas après un accouchement (sans parler du bébé préma à nourrir toutes les 2h + 15 minutes de tire-lait autant de fois = l'impression de finir une tâche pour tout recommencer à zéro)
Il faut aussi parler des difficultés à allaiter, c'est parfois très douloureux et cela vide complètement l'énergie de la maman!
L'allaitement est un choix mais ce n'est pas aussi simple que vous (et beaucoup d'autres) le présentez. De plus, quand j'ai dû arrêter (2 gouttes de lait à chaque fois et plus aucun sommeil), heureusement que certains ont été là pour me dire que les bébés nourris aux laits de substitution grandissaient quand même en bonne santé. Quand tout le monde répète les bienfaits du lait maternel et à quel point c'est évident, pensez aux mamans qui n'ont pas pu, à cette période pleine de doutes et d'impuissance qu'elles ont traversé. Dans mon cas j'ai été très bien accompagnée par des sages-femmes, heureusement car j'ai la preuve que c'était impossible pour moi : je m'en serais voulue toute ma vie si personne n'avait été là pour me pousser, j'aurais eu l'impression d'avoir baissé les bras.
Pour le reste je suis plutôt d'accord, personnellement je ne consomme pas de lait tel quel (parfois un petit fromage, hein, il ne faudrait pas se priver des bonnes ressources françaises ;-) )

Et sinon vos articles sont supers, je ne commente pas toujours mais le coeur y est! Plein de bisous!