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Publié par M

Dans ce nouvel article, nous souhaitons présenter à nos lecteurs quelques conséquences de la consommation de viande sur l’économie mondiale et la faim dans le monde. C’est un sujet qui nous touche particulièrement. Mélissa a travaillé en 2012 au siège d’Action Contre la Faim, une association française de lutte contre la faim dans le monde. En 2012 également, nous avons été bénévoles dans les bidonvilles de New Delhi en Inde, où nous avons vu des enfants affamés dans les rues. Certes, la faim est une question compliquée, mais la consommation de viande a des conséquences claires sur les personnes qui sont affamées.

En France, comme à peu près partout sur le globe, l’élevage a une image positive auprès du public. Par exemple, quand on pense à l’élevage bovin, on s’imagine la vache mangeant de l’herbe dans le pré.

Cependant, cette image est maintenant bien loin de la réalité, d’autant plus dans les pays « développés ». Aujourd’hui, la majorité des animaux d’élevage sont nourris avec des céréales. Leur aliment est composé d’un mix de maïs et de soja. 80% des animaux d’élevage en France sont par ailleurs alimentés avec des aliments OGM. Ces mix sont appelés « tourteaux » et ils permettent de faire grossir les animaux plus rapidement que si ils étaient nourri naturellement avec de l'herbe. Cette alimentation a toutefois des effets négatifs, sur la santé des animaux qui ne sont pas adaptés à ce genre de régime, et également sur la faim dans le monde.

Chaque année, environ 1,8 milliard de tonnes de céréales sont produites dans le monde. C’est la moyenne de production depuis 2008. Près de 40% de ces céréales sont utilisées pour nourrir le bétail mondial. Ceci a pour conséquences de détourner cette importante quantité de céréales du marché de l’alimentation humaine.

Pourtant, selon l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et pour  l’Agriculture, il faut :

·         11 calories d'origine végétale pour produire 1 calorie de boeuf, ou de mouton;

·         8 calories d'origine végétale pour produire 1 calorie de lait;

·         4 calories d'origine végétale pour produire 1 calorie de porc, de volaille, ou d'oeuf.

Les céréales sont pourtant les aliments de base pour les humaines. Dans chaque pays, les céréales font la base de nos repas : le pain en France, les  pâtes en Italie, le riz en Inde, le maïs au Mexique, etc. Dans une économie de marché, moins l’offre (la quantité de produits disponibles) est importante, plus le prix de la denrée va augmenter. Retirer près de 40% des céréales disponibles sur le marché de l’alimentation humaine en augmente considérablement le prix.

Les personnes les plus pauvres, qui auraient pu acheter ces céréales si elles étaient sur le marché (à un prix plus bas) se retrouvent affamées. Ils n’ont pas assez d’argent pour se nourrir, alors qu’il y a potentiellement assez de céréales pour qu’ils puissent les acheter à un prix accessible.

Dans un même temps, globalement, on consomme de plus en plus de viandeEn France, la consommation de viande est passée de 44 kg/habitant/an en 1950 à 96 kg/habitant/an en 2007. De plus en plus de personnes des pays en « développement », en particulier la classe moyenne, se met à en manger, puisque cela représente la « réussite », telle que véhiculée dans les pays riches. De plus en plus de céréales sont donc  détournées vers l’alimentation animale, pour répondre à ces nouveaux besoins. Les prix des céréales flambent et les personnes les plus vulnérables meurent de faim.

Donc plus la consommation de viande augmente, plus le prix des céréales grimpe, entraînant toujours un nombre plus important d’affamés vers la mort. Même les personnes qui étaient jusqu’à présent « protégées », se retrouvent menacées par la flambée des prix.

En 2012, 870 millions de personnes sont affamées. En 2007, les émeutes de la faim ont éclaté un peu partout dans le monde. Même si les journalistes ont relayé différentes explications, il est clair que la concurrence entre alimentation animale et alimentation humaine n’a fait qu’empirer la situation de millions de personnes.

On voit ainsi qu’il y a un lien direct entre ce que nous consommons et la faim dans le monde.

Les 250 grammes (500 kilocalories) de viande consommés en France chaque jour par une personne, sont équivalents à 2000 kilocalories de céréales (en prenant le meilleur taux de conversion). Cette quantité de céréales aurait pu nourrir une personne pendant une journée ailleurs dans le monde.

La solution n’est pas forcément de ne plus manger de viande, bien que ce soit la plus efficace. Il suffit de réduire sa consommation à un degré raisonnable. De plus, il faut garder à l’esprit que nous servons de modèle aux pays en « développement », et tout particulièrement à la classe moyenne. Qui plus est, la réduction de consommation de viande est recommandée par les experts, pour notre santé, comme nous l’avons expliqué dans un autre article.

Si chacun des 65,8 millions de français instaurait une journée sans viande dans sa semaine (soit 250 grammes de moins par semaine), cela permettrait d’économiser 131,6 milliards de kilocalories de céréales pour l’alimentation humaine chaque semaine (en prenant 4 kilocalories de céréales pour produire 1 kilocalorie de viande). Ceci rendrait possible l’alimentation de 9,4 millions de personnes pendant cette même semaine (soit la population de la Suède ou du Bénin) !

Il existe déjà plusieurs pays où la journée sans viande est proposée, pour une question de faim dans le monde, de santé, d’économie, de respect des animaux. A quand une journée sans viande en France ? 

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En France, comme à peu près partout sur le globe, l’élevage a une image positive auprès du public. Par exemple, quand on pense à l’élevage bovin, on s’imagine la vache mangeant de l’herbe dans le pré.

Cependant, cette image est maintenant bien loin de la réalité, d’autant plus dans les pays « développés ». Aujourd’hui, la majorité des animaux d’élevage sont nourris avec des céréales. Leur aliment est composé d’un mix de maïs et de soja. 80% des animaux d’élevage en France sont par ailleurs alimentés avec des aliments OGM. Ces mix sont appelés « tourteaux » et ils permettent de faire grossir rapidement les animaux. Cette alimentation a toutefois des effets négatifs, sur la santé des animaux qui ne sont pas adaptés à ce genre de régime, et également sur la faim dans le monde.

Chaque année, environ 1,8 milliard de tonnes de céréales sont produits dans le monde. C’est la moyenne de production depuis 2008. Près de 40% de ces céréales sont utilisées pour nourrir le bétail mondial. Ceci a pour conséquences de détourner cette importante quantité de céréales du marché de l’alimentation humaine.

Pourtant, selon l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et pour  l’Agriculture, il faut :

{C}·         11 calories d'origine végétale pour produire 1 calorie de boeuf, ou de mouton;

{C}·         8 calories d'origine végétale pour produire 1 calorie de lait;

{C}·         4 calories d'origine végétale pour produire 1 calorie de porc, de volaille, ou d'oeuf.

Les céréales sont pourtant les aliments de base pour les humaines. Dans chaque pays, les céréales font la base de nos repas : le pain en France, les  pâtes en Italie, le riz en Inde, le maïs au Mexique, etc. Dans une économie de marché, moins l’offre (la quantité de produits disponibles) est importante, plus le prix de la denrée va augmenter. Retirer près de 40% des céréales disponibles sur le marché de l’alimentation humaine en augmente considérablement le prix.

Les personnes les plus pauvres, qui auraient pu acheter ces céréales s’ils étaient sur le marché (à un prix plus bas) se retrouvent affamées. Ils n’ont pas assez d’argent pour se nourrir, alors qu’il y a potentiellement assez de céréales pour qu’ils puissent les acheter à un prix accessible.

Dans un même temps, globalement, on consomme de plus en plus de viande. De plus en plus de personnes des pays en « développement », en particulier la classe moyenne, se met à en manger, puisque cela représente la « réussite », telle que véhiculée dans les pays riches. De plus en plus de céréales sont donc  détournées vers l’alimentation animale, pour répondre à ces nouveaux besoins. Les prix des céréales flambent et les personnes les plus vulnérables meurent de faim.

Donc plus la consommation de viande augmente, plus le prix des céréales grimpe, entraînant toujours un nombre plus important d’affamés vers la mort. Même les personnes qui étaient jusqu’à présent « protégées », se retrouvent menacées par la flambée des prix.

En 2012, 870 millions de personnes sont affamées. En 2007, les émeutes de la faim ont éclaté un peu partout dans le monde. Même si les journalistes ont relayé différentes explications, il est clair que la concurrence entre alimentation animale et alimentation humaine n’a fait qu’empirer la situation de millions de personnes.

On voit ainsi qu’il y a un lien direct entre ce que nous consommons et la faim dans le monde.

Les 250 grammes (500 kilocalories) de viande consommés en France chaque jour par une personne, sont équivalents à 2000 kilocalories de céréales (en prenant le meilleur taux de conversion). Cette quantité de céréales aurait pu nourrir une personne pendant une journée ailleurs dans le monde.

La solution n’est pas forcément de ne plus manger de viande, bien que ce soit la plus efficace. Il suffit de réduire sa consommation à un degré raisonnable. De plus, il faut garder à l’esprit que nous servons de modèle aux pays en « développement », et tout particulièrement à la classe moyenne. Qui plus est, la réduction de consommation de viande est recommandée par les experts, pour notre santé, comme nous l’avons expliqué dans un autre article.

Enfin, voici quelques chiffres importants :

·         En 50 ans, la population mondiale a été multipliée par alors que le bétail a été

·         {C}{C}{C}{C}{C}{C}{C}En France, la consommation de viande est passée de 44 kg/habitant/an en 1950 à 96 kg/habitant/an en 2007

Si chacun des 65,8 millions de français instaure une journée sans viande dans sa semaine (soit 250 grammes de moins par semaine), cela permet d’économiser 131,6 milliards de kilocalories de céréales pour l’alimentation humaine (en prenant 4 kilocalories de céréales pour produire 1 kilocalorie de viande). Ceci rendrait possible l’alimentation de 9,4 millions de personnes pendant 1 semaine entière (soit la population de la Suède ou du Bénin) !

Il existe déjà plusieurs pays où la journée sans viande est proposée, pour une question de faim dans le monde, de santé, d’économie, de respect des animaux. A quand une journée sans viande en France ? 

La viande et l'économie mondiale

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