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Publié par Jonathan et Mélissa Mialon

Voici une émission très interessante, Capital Terre diffusé sur M6.

Du maïs aux cornflakes

43:00 : Ce reportage nous emmène visiter des feedlots, ces très grands camps d’engraissement de bœufs, aux Etats-Unis. On y voit un nutritionniste animal qui nous informe qu’ils nourrissent les vaches avec du maïs car cela les fait grossir plus vite. Ensuite il nous explique leur recette pour les faire grossir encore plus vite, "en transformant le maïs en cornflakes [les mêmes que ceux que nous mangeons au petit déjeuner], on augmente encore la prise de poids de 10 à 12%". On en avait déjà parlé dans notre article sur l’alimentation transformée industriellement. Si le fait de transformer le maïs en cornflakes fait grossir les vaches 10% plus vite, imaginez quelles conséquences l’alimentation industrielle peut avoir sur notre santé. Parce qu’en plus d’être transformées en cornflakes, nos céréales sont en plus enrichies en sucre et matières grasses pour qu’elles aient un bon goût. Imaginez maintenant que l'on donne ça à nos enfants tous les matins... pas étonnant que le nombre d'enfant en surpoids ne cesse d'augmenter.

La transformation de nos aliments rend leur digestion et absorption beaucoup plus facile et rapide. Par conséquent, notre corps n’a pas le temps de se rendre compte qu’il a digéré et absorbé des aliments et ne nous envoie pas de message pour qu’on s’arrête de manger. Du coup, on mange plus. Les aliments transformés nécessitant moins d’énergie pour être digérés, cette énergie qui n’a pas été utilisée est stockée et on prend du poids.

La production de viande pollue plus que toutes les voitures du monde

45:00 : Toujours en rapport avec la production mondiale de viande de bœuf, cette fois on nous présente les pourcentages de production de gaz à effet de serre de deux secteurs. « Selon la FAO, la production industrielle de viande, surtout de bœuf, est responsable de 18% des émissions de gaz à effet de serre. Plus que toutes les voitures qui roulent sur la planète [13%] ».

En effet, lorsque l’on prend tout en compte : déforestation pour produire les céréales, production de céréales, production, transport et utilisation de pesticides, transport des céréales jusqu’aux fermes, production de méthane par les vaches (à cause de ce régime à base de céréales, pas naturel du tout), etc… la production mondiale de viande est plus polluante que toutes les voitures du monde.

L’impact insoupçonné de notre alimentation sur l’environnement

1:00:00 : Le reportage nous fait visiter un supermarché avec Elisabeth Laville, une experte en développement durable. Voici son constat : « L’alimentation, c’est la première source d’impact écologique dans la vie d’un individu … ce que vous consommez, tous ce que vous mangez tous les jours, a plus d’impact sur la planète que votre maison, qu’il faut chauffer, éclairer, etc., ou que vos transports, même quand vous prenez l’avion, la voiture, etc.»

En effet, comme nous l’avons déjà mentionné dans nos précédents articles, en consommant moins de viande, des produits locaux et de saison, des produits BIO et en évitant les emballages, on pourrait réduire d’avantage nos émissions de gaz à effet de serre.

On peut donc jouer sur les deux tableaux

Bien sûr, ça ne veut pas dire qu’il ne faut rien faire au niveau de nos transports. Bien au contraire, si chacun y met du sien, nous pouvons changer les choses. Le mieux reste d’essayer de limiter son impact écologique via son alimentation (moins de viande, local, de saison, BIO…), mais aussi via ses transports (privilégier la marche, le vélo, les transports en commun…) ou encore son logement (construction écologique, bien isolée…). Et puis, nous pouvons tous agir en tant que citoyen et pousser les pouvoirs publiques et le secteur privé à revoir leurs actions, via le vote et les achats réfléchis (donner son argent à des entreprises qui font des choses bien).

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