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Publié par M

Dans ce nouvel article, nous abordons un sujet dont nous avons déjà un peu parlé dans certains articles. Nous souhaitons partager notre vision du développement et de la pauvreté.

Habituellement, quand on dit de quelqu’un qu’il est pauvre, c’est en comparaison de ce que nous avons. Sous nos latitudes, c’est souvent une pauvreté matérielle à laquelle on se réfère. Il en va de même pour le développement. Certains pays sont en développement, mais si on se réfère au progrès matériel uniquement.

Pourtant, certaines de nos expériences à l’étranger nous ont fait réfléchir sur ces deux notions.

Pour ce qui est de la pauvreté, il  y a par exemple eu notre passage à Las Végas aux Etats Unis. Les gens ont une notion tellement étrange de l’argent qu’ils le dépensent n’importe comment. Là bas, en plein milieu d’un désert, les gens jouent au golf, les fontaines décorent les hôtels, la nourriture abonde dans les « all you can eat » (buffet à volonté), tout est à disposition. Pourtant, les américains sont obèses, anxieux, dépressifs et se baladent avec des armes car ils ont peur de leurs voisins. Et nous faisons le même constat dans tous les pays développés. Six mois après Las Végas, nous avons posé nos pieds en Inde, dans les bidonvilles de Delhi. Là, les enfants sont pauvres au sens matériel du terme. Indignité serait plutôt le mot à adopter. C’est indigne de déféquer dans la rue, de ne pas avoir accès à l’eau potable ou de ne pas pouvoir manger à sa faim. Même les plus pauvres des français peuvent avoir accès à l’eau potable et peuvent trouver à manger. Mais quelle richesse intérieure ont les indiens ! Ils sont débrouillards, respectueux, souriants. Le plus surprenant, c’est qu’ils soient les personnes les plus généreuses que nous ayons rencontré. Ils n’ont pas grand-chose mais ils le partagent. En fait, c’est une richesse qui ne s’achète pas. C’est évidemment une histoire de culture, mais notre rapport à l’argent définie ce que nous sommes.

Alors, à y regarder de plus près, les plus riches matériellement ne sont pas forcément les plus heureux. Pour nous deux, la vraie richesse, celle de la vie et qui n’a pas de prix, c’est le bonheur. Tout le monde peut y avoir accès, peu importe sa condition matérielle. Il faut bien évidemment que tous les principes de dignité soient respectés. Que l’on puisse boire et manger à sa faim, avoir un toit, un accès aux soins et à l’éducation primaire. Quand nous voulons aider les gens dans le monde, il faudrait s’en tenir à ces principes. Il ne faut pas vouloir à tout prix que tout le monde nous ressemble, car nous sommes loin d’être les plus heureux. Finalement, le livre de sœur Emmanuelle, « richesse de la pauvreté », est très juste (pour ceux qui veulent en savoir plus, nous en recommandons la lecture).

Concernant le développement, c’est un peu la même chose. On a tendance à considérer qu’un pays est développé ou pas selon son capital matériel, ses avancées technologiques. Pourtant, qui sait, en France, comment faire pousser des fruits et des légumes, c’est-à-dire, s’occuper de sa propre nourriture, de la graine à l’assiette ? Nous sommes tellement pauvres de ce côté-là ! Si nous étions seuls dans la nature, nous ne saurions même pas ce qui est bon ou mauvais, malgré tout ce que nos ancêtres ont appris ! Par contre, il existe des pays très pauvres économiquement, mais où les gens subsistent et se transmettent les savoirs de génération en génération. De notre point de vue, ces gens sont beaucoup plus riches que nous, car l’essentiel de la vie est là !

L’idée d’une autre façon de mesurer le développement commence à germer chez certains. Par exemple, lorsque Mélissa a fait son stage à l’ONU, un expert proposait de mesurer le développement sur le niveau de bonheur de la population. Ça paraît fou, mais au fond, c’est une très belle idée. Ce serait la course au bonheur plutôt qu’à l’argent ! Tout le monde aurait à y gagner !

Connaissez-vous le Bhoutan ? C’est un petit pays asiatique, coincé entre deux géants, l’Inde et la Chine. Pour mesurer le niveau de richesse du pays, au lieu d’utiliser le Produit Intérieur Brut (PIB) et l’Indice de Développement Humain (IDH), le Bhoutan a adopté en 1972 le Bonheur National Brut. Il se base sur 4 piliers:

  • la croissance et le développement économiques responsables
  • la conservation et la promotion de la culture bhoutanaise
  • la sauvegarde de l'environnement et la promotion du développement durable
  • la bonne gouvernance responsable

Le Bhoutan veut également devenir le premier pays au monde à avoir de la nourriture 100% bio. Bien que tout ne soit certainement pas rose dans ce pays, l’idée est là. Et nous aimerions la voir germer dans d’autres pays, pour le bien de tous.

Personnellement, toutes ces idées ont contribué au bonheur dans lequel nous nageons aujourd’hui, et que nous souhaitons partager avec nos lecteurs. Il suffit de regarder autrement la richesse et le développement. A votre tour de méditer sur la question !

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Dans ce nouvel article, nous abordons un sujet dont nous avons déjà un peu parlé dans certains articles. Nous souhaitons partager notre vision du développement et de la pauvreté.

Habituellement, quand on dit de quelqu’un qu’il est pauvre, c’est en comparaison de ce que nous avons. Sous nos latitudes, c’est souvent une pauvreté matérielle à laquelle on se réfère. Il en va de même pour le développement. Certains pays sont en développement, mais si on se réfère au progrès matériel uniquement.

Pourtant, certaines de nos expériences à l’étranger nous ont fait réfléchir sur ces deux notions.

Pour ce qui est de la pauvreté, il  y a par exemple eu notre passage à Las Végas aux Etats Unis. Les gens ont une notion tellement étrange de l’argent qu’ils le dépensent n’importe comment. Là bas, en plein milieu d’un désert, les gens jouent au golf, les fontaines décorent les hôtels, la nourriture abonde dans les « all you can eat » (buffet à volonté), tout est à disposition. Pourtant, les américains sont obèses, anxieux, dépressifs et se baladent avec des armes car ils ont peur de leurs voisins. Et nous faisons le même constat dans tous les pays développés. Six mois après Las Végas, nous avons posé nos pieds en Inde, dans les bidonvilles de Delhi. Là, les enfants sont pauvres au sens matériel du terme. Indignité serait plutôt le mot à adopter. C’est indigne de déféquer dans la rue, de ne pas avoir accès à l’eau potable ou de ne pas pouvoir manger à sa faim. Même les plus pauvres des français peuvent avoir accès à l’eau potable et peuvent trouver à manger. Mais quelle richesse intérieure ont les indiens ! Ils sont débrouillards, respectueux, souriants. Le plus surprenant, c’est qu’ils soient les personnes les plus généreuses que nous ayons rencontré. Ils n’ont pas grand-chose mais ils le partagent. En fait, c’est une richesse qui ne s’achète pas. C’est évidemment une histoire de culture, mais notre rapport à l’argent définie ce que nous sommes.

Alors, à y regarder de plus près, les plus riches matériellement ne sont pas forcément les plus heureux. Pour nous deux, la vraie richesse, celle de la vie et qui n’a pas de prix, c’est le bonheur. Tout le monde peut y avoir accès, peu importe sa condition matérielle. Il faut bien évidemment que tous les principes de dignité soient respectés. Que l’on puisse boire et manger à sa faim, avoir un toit, un accès aux soins et à l’éducation primaire. Quand nous voulons aider les gens dans le monde, il faudrait s’en tenir à ces principes. Il ne faut pas vouloir à tout prix que tout le monde nous ressemble, car nous sommes loin d’être les plus heureux. Finalement, le livre de sœur Emmanuelle, « richesse de la pauvreté », est très juste, et pour ceux qui veulent en savoir plus, nous en recommandons la lecture.

Concernant le développement, c’est un peu la même chose. On a tendance à considérer qu’un pays est développé ou pas selon son capital matériel, ses avancées technologiques. Pourtant, qui sait, en France, comment faire pousser des fruits et des légumes, c’est-à-dire, s’occuper de sa propre nourriture, de la graine à l’assiette ? Nous sommes tellement pauvres de ce côté-là ! Si nous étions seuls dans la nature, nous ne saurions même pas ce qui est bon ou mauvais, malgré tout ce que nos ancêtres ont appris ! Par contre, il existe des pays très pauvres économiquement, mais où les gens subsistent et se transmettent les savoirs de génération en génération. De notre point de vue, ces gens sont beaucoup plus riches que nous, car l’essentiel de la vie est là !

L’idée d’une autre façon de mesurer le développement commence à germer chez certains. Par exemple, lorsque Mélissa a fait son stage à l’ONU, un expert proposait de mesurer le développement sur le niveau de bonheur de la population. Ca paraît fou, mais au fond, c’est une très belle idée. Ce serait la course au bonheur plutôt qu’à l’argent ! Tout le monde aurait à y gagner ! Connaissez-vous le Bhoutan ? C’est un petit pays asiatique, coincé entre deux géants, l’Inde et la Chine. Pour mesurer le niveau de richesse du pays, au lieu d’utiliser le Produit Intérieur Brut (PIB) et l’Indice de Développement Humain (IDH), le Bhoutan a adopté en 1972 le Bonheur National Brut. Il se base sur 4 piliers:

  • la croissance et le développement économiques responsables
  • la conservation et la promotion de la culture bhoutanaise
  • la sauvegarde de l'environnement et la promotion du développement durable
  • la bonne gouvernance responsable

Le Bhoutan veut également devenir le premier pays au monde à avoir de la nourriture 100% bio. Bien que tout ne soit certainement pas rose dans ce pays, l’idée est là. Et nous aimerions la voir germer dans d’autres pays, pour le bien de tous.

Personnellement, toutes ces idées ont contribué au bonheur dans lequel nous nageons aujourd’hui, et que nous souhaitons partager avec nos lecteurs. Il suffit de regarder autrement la richesse et le développement. A votre tour de méditer sur la question !

Bonheur National Brut

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